Mercredi 13 août 2014 3 13 /08 /Août /2014 02:54

Elles sont 14 à avoir fait le déplacement depuis Tokyo pour venir en Touraine écouter le Maître Jacques PUISAIS leur prodiguer son enseignement sur le Goût et le sensoriel.

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Déjà l’an passé cette formation avait été une réussite pour les participantes qui avaient effectué ce long trajet pour suivre cet enseignement.

 

Une structure a été créée il y a un peu plus d’un an au Japon intitulée : « L’institut de Développement du Goût chez l’Enfant » (I.D.G.E) afin de développer l’apprentissage du goût auprès des jeunes. Le Japon est peut-être en train de réussir ce que Jacques PUISAIS avait initié en France il y a une trentaine d’années mais que l’Education Nationale n’a pas soutenu. L’apprentissage du Goût et plus généralement tout ce qui touche à nos Sens mériterait pourtant que l’on y porte autant d’intérêt que la Musique, le Dessin et même les Mathématiques !

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C’est à l’initiative d’Izumi TAJIRI, Katsue ISHII (Présidente de L’institut) et de Masako SATO que cette initiative a pu voir le jour. Elles sont venues à plusieurs reprises à Chinon depuis 4 ans pour élaborer avec Jacques PUISAIS ce projet qui leur tenait à cœur.

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Jacques PUISAIS ici avec  Izumi TAJIRI et Katsue ISHII la Présidente

 

Les participantes sont très attentives aux interventions de Jacques PUISAIS qui a commencé la session par une dictée sensorielle afin de permettre à chacun de connaître son profil sensoriel.

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La formation va se poursuivre pendant 5 jours sur un rythme intensif vu le programme qui a été défini 

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Jeudi prochain, ce sera une immersion dans Chinon avec visite chez un marchand de fruits et  légumes, d’un supermarché, du marché hebdomadaire place Jeanne d’Arc, la découverte des fouées puis diverses visites dans Chinon.

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Je remercie Jacques PUISAIS de m’avoir permis de participer à ces journées riches d’échanges


Roger PALLONE 

Par jacques
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Samedi 19 juillet 2014 6 19 /07 /Juil /2014 01:13

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Rose « Impératrice Farah »

 Aquarelle tirée du Livre « Roses, mon carnet d’émotions »

d’Henri DELBARD

Ce 10 juillet 2014 je me suis "retrouvé" à MALICORNE (Allier) coeur des pépinières DELBARD. Cela se fait toujours avec une pointe d’émotion car voilà une quarantaine d’années j’y rencontrais Georges Delbard le fondateur et Henri son fils qui me montraient leurs obtentions fruitée et florales. C’est là que j’ai vu naître et puis décrire la pomme « tentation » comme la rose dédiée à l’impératrice FARAH.

Aujourd’hui cette visite pour moi s’est déroulée dans l’esprit de pérennité puisque c’est Arnaud, le fils d’Henri toujours présent qui assure la continuité de ces familles qui avec patience cueillent pollen après pollen se faisant ainsi abeilles et au travers des milliers d’obtentions vont nous offrir celle qui sera la plus représentative de l’espèce par son aspect et ses propriétés sensorielles.

Et c’est pour parler de celle-ci que je fus convié afin d’aider une vingtaine d’éminents journalistes spécialistes des jardins à rencontrer le chemin des senteurs des roses.

A une époque où l’on se satisfait seulement de ce que disent les autres, on  devient malhabile pour parler d’une tranche de pain, d’une poire, de vin... d’une rose.

Lorsque je dis « la rose vous parle » et elle ne parle qu’à vous seul, c’est un entretien intime, il y a un instant d’hésitation et puis on se dit « il a peut-être raison ». Alors on se lance, comme pour le premier bain et en effet on remarque en flairant la fleur que l’on retrouve une odeur me rappelant le lilas, puis la lavande et continuant, une touche de lacté... Tour cela est merveilleux. Oui, en donnant de mon temps j’ai pu avoir un entretien privilégié avec la rose et comme je le montrais aux amis qui m’entouraient, je les aidais à comprendre pourquoi l’odeur de la rose était différente s’ils posaient leur regard sur le paysage vallonné de vertes prairies qui s’offrait à eux et le mur aux tons pourpres où nous nous trouvions.

Alors là, notre rose est heureuse, on ne l’a pas seulement regardée comme ces consoeurs muettes qui ne savent qu’être belles, elle devient artiste et nous apporte une dernière note peut être plus épicée et  peut nous dire alors« tu as un nez ... essaie de t’en servir, ne le laisse pas en sommeil, il va t’apporter le plaisir des sens, une souplesse d’esprit, une créativité que tu ignorais et le goût des choses.

 

                                                                                       Jacques Puisais

 

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Une remarque sur la Rose de la Saint Valentin :

 

C’est là un instant de bonheur et il faut qu’il demeure. Mais il faut savoir qu’une rose a une durée de floraison entre son bouton et sa pleine fleur d’une quinzaine de jours. Or, pour approvisionner tous ces galants Messieurs, ces roses en bouton viennent de loin sous atmosphère rafraîchie, mais cela n’arrête pas la vie, expliquant que le lendemain la rose de la St Valentin s’ouvre à peine et se fane car elle avait été cueillie 15 jours auparavant. Mais elle a tout de même joué son rang et fait le bonheur de la personne à qui elle a été offerte.

Tout cela nous rappelle que nous sommes, comme pour l’oeuf, le fromage, le pain dans le monde de l’évolutionnisme – on ne fabrique pas une rose, on la cueille ; peut-être verrons-nous cette date indiquée comme on met la date de ponte d’un oeuf ?

 

Peut-être que ceux qui ont un jardin auront envie de planter un rosier pour le jour de la Saint Valentin aller cueillir la rose amoureuse gorgée de senteurs pour l’offrir à sa bien-aimée. Attention, cela risque de piquer !!!!!!

 



Par jacques
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Jeudi 3 juillet 2014 4 03 /07 /Juil /2014 02:54

                                            TERRE  DE  FRANCE            

                                 LA GASTRONOMIE EST TON  PATRIMOINE IMMATERIEL

         à tes enfants d’hier et d’aujourd’hui de la transmettre

 

                                                           ________________

 

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Ces mots circulent mais on s’aperçoit bien souvent que l’on n’en a pas vraiment saisi tout  »le poids ».

La Gastronomie, c’est l’art de faire bonne chère – dans la réalité c’est savoir boire et manger ; l’ensemble étant réparti chaque jour sur 3 repas.

Puisque c’est un art et que personne ne peut le pratiquer à votre place, montrant ainsi que chaque être sur terre qu’il soit  riche, pauvre, petit, fort, d’origine et de milieu divers, est un artiste pratiquant le même art. Cet art qui a deux fonctions, l’une de nourrir le corps, c’est à dire de satisfaire la satiété physique assurant ses besoins nutritionnels dont la « sécurité hygiénique » et l’autre, impalpable assurant la mémoire de la chose consommée couvrant ses besoins à satisfaire également une satiété émotionnelle se traduisant par un plaisir. qui sera mémorisé forgeant ainsi tout au long de la vie notre culture en maintenant des liens sociaux, linguistiques, symboliques, évolutionnistes, écologiques.

C’est ainsi que lorsque je partage un plat préparé dans mon enfance par ma grand mère, je me nourris et en même temps j’ai ce merveilleux  plaisir de retrouver les émotions sensorielles d’une préparation à laquelle est attachée une personne qui m’est chère.

C’est autre chose que d’évoquer le nom d’une marque obligatoirement monotone, privée de dimension affective.

 

C’est pour ces raisons que l’UNESCO puis le Parlement européen rappelle que la Gastronomie est un patrimoine, c’est à dire « un ensemble de liens de famille reçus en héritage – un ensemble de biens, de droits et de charges d’une personne

mais aussi les biens communs d’une collectivité, d’un groupe humain, de l’humanité toute entière considérée comme « un héritage transmis par les ancêtres »

 S’il y a des experts en patrimoine, n’oublions pas que celui-ci appartient à notre histoire, à notre identité donc à chacun de nous et que nous refusons d’en être dépossédé.

S’il y a des experts en sensorialité dont je fais partie en toute modestie, en revanche je ne peux en aucun cas prendre la place de mon prochain pour goûter. Je peux simplement lui transmettre l’envie de goûter avant d’avaler afin que ces patrimoines immatériels qui ont fleuri au cours des siècles en formant une mosaïque riche et gourmande ne restent pas silencieux sur cette terre et se perpétuent.

Tout cela indique  que ceux qui ne pensent  qu’à l’effet de masse, à une libre circulation des biens sans leur attacher le droit à leur identité, doivent revoir leurs copies car on ne vend pas un bien matériel destiné à l’usage commun mais un bien immatériel consommé par un individu qui selon ses acquis, va en  ressentir les propriétés organoleptiques au rythme des saisons pour les exprimer ensuite par les mots.

Certains économistes avancent qu’il faut suivre le progrès, certes oui,  lorsque la technicité permet à l’aliment ou la boisson d’affiner son authenticité de lieu et de temps,

 NON ! lorsque cette authenticité est matériellement dénaturée, devenant mensonge .

                                                                           Jacques Puisais 1er juillet 2014

 

Un Livre à lire : « Ce pays qu’on abat « de Natacha Polony aux éditions Plon

(mai 2014)

 

Par jacques
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Jeudi 19 juin 2014 4 19 /06 /Juin /2014 00:11

Une équipe de télévision coréenne est venue, ce lundi de pentecôte à Chinon, interviewer Jacques PUISAIS pour réaliser un documentaire intitulé « Qu’est ce que c’est le Goût ? »

L’émission, qui comportera 3 séries d’une heure, portera sur « le goût dans le monde », « La mémoire du goût » et «l’apprentissage du goût ». Pour de tels sujets, qui mieux que le Chinonais Jacques PUISAIS surnommé « le Pape des papilles » pouvait donner un avis avisé sur ce thème ?

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La journaliste Soojung KIM avait fait le déplacement avec  son équipe technique et un chef cuisinier reconnu en Corée.  Pendant que celle-ci échangeait avec Jacques PUISAIS sur l’éducation du goût en France, le chef  CHAN II PARK investissait la cuisine afin de préparer des plats qui puissent permettre au « Maître du Goût » de commenter ces préparations, de décrire les alliances des plats avec les vins et de définir les prémices d’une éducation au goût pour les jeunes coréens en particulier. 


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Jacques PUISAIS est à l’aise avec toutes les cuisines du monde et en connaît les spécificités lui qui a présidé l’Académie internationale des gastronomes et est Président Fondateur de l’Institut Français du Goût. Ce sont deux belles assiettes que le chef lui a concoctées. 

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Jacques Puisais explique que sa démarche de faire entrer le sensoriel auprès des enfants dès le plus jeune âge – car développer ses sens s’apprend- permet ensuite d’être mieux dans son corps et son esprit. Les Japonais ont initié cette démarche depuis quelque temps et l’an passé ce sont 15 enseignantes qui sont venues à Chinon pendant une semaine pour suivre les cours de Jacques PUISAIS sur ce thème. Cette expérience doit être d’ailleurs renouvelée en août prochain.

 

14-06-09--J.Puisais-tele-Coree--2791-_pp.jpg  Le Japon et la Corée commencent à comprendre les vertus d’une alimentation où dès l’enfance l’usage des cinq sens doit être enseigné et où nous devons réapprendre à goûter avant d’avaler. Dans un livre écrit il y a peu : « Et si nous refusions la MacDonaldization du Goût » Jacques PUISAIS incite à développer un véritable apprentissage du goût que sont en train de développer des pays lointains comme le Japon et la Corée … un comble pour notre pays dont la Gastronomie vient d’être inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.


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Madame Soojung KIM et le chef  CHAN II PARK sont repartis heureux dans leur lointain pays emportant avec eux un petit bout de notre patrimoine sensoriel dont Jacques Puisais détient nombre de clés. Et le chef a apprécié le Champ Chenin du Véron qui accompagnait ses mets … 

 

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Je suis heureux d’avoir pu participer a cet échange exceptionnel et j’en remercie vivement mes amis Jacques et Suze.


Roger PALLONE

 

Ci-dessous le lien de l’article que la Nouvelle République a consacré a cet événement :

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Communes/Chinon/n/Contenus/Articles/2014/06/13/La-television-coreenne-s-invite-chez-Jacques-Puisais-1945731

 

 

Si vous êtes intéressé par des rencontres avec Jacques PUISAIS sur des thèmes sur la sensorialité, le goût, la gastronomie, l’œnologie, la laïcité, les terroirs, les incidences de l’air et des vents  … - par groupe de 10 à 15 idéalement-  vous pouvez nous contacter sur le mail :   gout.juste@gmail.com

 

A bientôt … 

 


 

Par jacques
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Vendredi 30 mai 2014 5 30 /05 /Mai /2014 11:06

Le Goût va t-il entrer dans l’Union Européenne ?

 

La mémoire de notre quotidien alimentaire n’appartient politiquement ni à la gauche ni à la droite et économiquement ni à la publicité ni à l’Agro-alimentaire.

Elle appartient à chacun de nous et à notre terre qui nous porte et nous permet de respirer, de manger, boire, de vivre.


14-01-27- J.Puisais coteaux vézere (260) On aurait pu penser après la publication de la résolution adoptée le 12 mars 2014 par le Parlement Européen sur le « patrimoine gastronomique européen, aspects culturels et éducatifs (2013/2181 (IO N I ), pleine de bon sens, que les candidats aux dernières élections européennes aient pu évoquer cette résolution qui intéresse le quotidien de toutes les familles européennes.

J’ai consulté les intentions des candidats – je les respecte certes, mais pas un mot sur le patrimoine immatériel ! La Presse n’a pas plus évoqué (à ma connaissance) ce sujet. Et pourtant c’est en partageant le repas avec l’autre dans son milieu que l’on comprend ses attitudes alimentaires attachées à la géographie de l’endroit, à ses rythmes.

Rendez-vous compte ! Si nous traversions l’Europe, rencontrant partout le même petit déjeuner hygiénique, le même yaourt déguisé par des arômes artificiels , la même boisson édulcorée, le même pain, la même saucisse gavée d’épices et colorée de pourpre ou d’ivoire pour la rendre plus appétissante, les légumes hors-sol qui n’auront jamais connus la terre....... tout cela normé, étiqueté de blasons inventés, alors nous constaterons à notre détriment que l’on nous a fait subir le plus gigantesque « lavage de cerveau » de l’humanité, celui qui volontairement veut tuer la mémoire du cerveau de  chacun et en refaire un à la convenance d’un Pouvoir central.

Tous les 100 kilomètres nous constatons une ambiance climatique majeure qui donne l’accent à tout ce qui y vit, aussi bien dans le règne végétal qu’animal. L’homme est fait pour vivre cette réalité, la faire fructifier et cela il le démontre par des productions et des savoir-faire, se référant à un terroir, à un accent.

C’est en prenant ces petits sentiers de la Gastronomie modeste ou recherchée que l’on peut sillonner un pays en découvrir les richesses et comprendre cette biodiversité qui nous échappe en demeurant sur les autoroutes pour aller plus vite et oublier la beauté des territoires traversées, leurs habitants, leurs habitudes, leur accueil.

L’Europe du Goût existe. Au  monde politique de prendre son temps – nous les payons pour cela- d’y goûter ce qu’elle sait nous apporter et surtout de favoriser l’apprentissage au goût dés l’école et en famille des enfants en plaçant le repas comme véritable instant qui doit nourrir le corps sans désordre de santé tout en alimentant l’esprit formant ainsi sa mémoire sensorielle.

Attaché depuis plus de quarante ans à aider chacun à construire son « corps gustatif » afin de goûter avant d’avaler, je me permettrai de demander aux députés français élus récemment au Parlement Européen de dire ce qu’ils comptent entreprendre pour continuer le développement de la France, voire de « l’Europe des cinq sens ».

C’est certainement lorsque ce terreau impalpable immatériel deviendra fertile que les hommes se connaissant sentiront spontanément que progressivement les principes du « bien être » en société sont à leur portée.

 

                                                                               Jacques Puisais

Chinon, le 26 mai 2014

Par jacques
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11-02-09- Chateau Chinon (8)-1

    Le goût se rebelle à Chinon

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